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Jean-François Martine : Histoire de l’Art & des Civilisations

07 Francesco Zurbaran, l’enfant Jésus se blessant à la couronne de rosier

Bonjour à toutes et tous,

Voici la 7è des œuvres d’art que je m’en vais vous envoyer dorénavant.

Ce soir, un tableau intense, intimiste, espagnol de grand siècle, mystique.

L’enfant Jésus se blessant à la couronne de roses, de Francisco Zurbaran

Il a plusieurs versions.
Voici d’ailleurs celle du musée du Prado, à Madrid, et une mauvaise photo de celle du Musée des Beaux Arts de Séville (le Museo de Bellas Artes de Sevilla).

Son auteur ? Fransisco Zurbaran.
Date ? Vers 1645
Sujet ? L’enfant Jésus se blessant à la couronne de roses.

Admirez, savourez, étudiez…
…À vous de commenter.
Par écrit, ceci m’occupera ;-).

Portez vous bien.
Amicalement
Jean-François

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MENAGER Monique

La maison de Nazareth (1630). Ce tableau est une huile sur toile de Francisco de Zurbarán (15981664). Elle est visible au Museum d’Art, à Cleveland.
La scène représente Jésus blessé par la couronne d’épines qu’il vient de tresser. Sa mère Marie l’observe. Elle est pensive . Son visage est plein de tristesse . Une larme semble couler sur sa joue. Peut-être pressent-elle que cette couronne est prémonitoire de son futur supplice. Jésus observe avec attention la piqûre sur son index. Il ne semble pas souffrir. Il est impassible, calme, plongé dans une profonde réflexion. Il est vêtu d’une tunique bleue symbole de Dieu le Père. Marie porte une large robe de couleur rose, symbole d’ amour. Une lumière mystique arrive par une ouverture invisible en haut à gauche, de la pièce. Ces rayons lumineux font apparaître des têtes de chérubins , petits gardiens du paradis. Ils illuminent l’étole blanche, posée sur les genoux de Marie, indiquant que rien n’a été encore accompli. Sur la table la bible ouverte que Jésus a posée ainsi que d’autres livres saints, signifient le passage du Temps. Dans la corbeille placée au sol se trouve un linge blanc couleur de la Résurrection. Dans le vase des Iris suggèrent la Pureté, les roses la Crucifixion. Au pied de Marie deux colombes blanches sont la représentation du Saint-Esprit. Une fenêtre en haut de la scène s’ouvre sur un ciel gris, sombre, nuageux image de Dieu
Les objets, livres , fleurs, colombes, vannerie, tissus, table de lecture sont peints avec autant d’attention que la Vierge Marie, car chaque objet a une signification pour la compréhension de la scène qui se joue. Le rendu des matières, même s’il est difficile d’en juger sur une image, est magnifique de nuances, de subtilité .
C’est du grand art classique. Toute la scène est empreinte de pudeur de retenue, de sobriété Elle dégage une étonnante impression de sérénité, de quoi vraiment susciter l’admiration, et de classer Francisco de Zurbarán parmi les très grands peintres espagnols du XVII ème siècle
J’ai recherché la signification des symboles christiques dans le GLOSSAIRE ICONOGRAPHIQUE DU CHRISTIANISME

Biographie : Francisco de Zurbarán naît à Fuente de Cantos dans la province de Badajoz en 1598. Il est le fils d’un commerçant modeste. A l’âge de quatorze ans, il entre en apprentissage chez un peintre de Séville, Pedro Diaz de Villanueva. Il se marie en 1617 avec Maria Páez et s’installe à Llerena en Estrémadure. Trois enfants naîtront de cette union. Dès le début des années 1620, il commence à être connu et reçoit des commandes des églises locales. Après le décès de sa femme, il se remarie en 1625 avec Beatriz de Morales.
La suite de la vie artistique de Zurbarán est liée à des contrats conclus avec des ordres religieux pour la décoration de leurs édifices. Ainsi, en 1626, il s’engage à exécuter vingt-et-un tableaux pour la communauté des Frères prêcheurs de l’ordre dominicain de Séville. Son Christ en Croix (1627) est tellement admiré que les édiles municipaux sévillans lui proposent de venir s’installer dans cette ville en 1629. D’autres contrats suivront avec d’autres communautés religieuses.
Les scènes religieuses Les œuvres les moins ténébristes de Zurbarán, les plus nombreuses, sont aussi les plus proches de notre sensibilité. Certains tableaux commandés par des ordres religieux comportent une conception de l’espace et un traitement de la couleur proches de la peinture contemporaine. Alors que Ribera, tout au moins dans sa jeunesse, cherchait l’intensité dramatique du moment du martyre, Zurbarán représente avec quiétude la mort d’un grand prélat, la vie quotidienne des moines ou des épisodes bibliques.À l’opposé des peintres rhénans qui semblent penser que la vue du sang est nécessaire à l’élévation de l’âme, Zurbarán ne se complaît pas à exhiber des plaies et ce n’est qu’avec pudeur que les tourments subis sont rappelés. Il n’est pas question de réveiller les troubles pulsions sadiques du spectateur.

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